Révélation
La nuit s’enfuit déjà . Des myriades de gouttelettes ressemblant à de petites larmes d’anges viennent se poser sur notre flore. Cette douceur céleste est la rosée du matin. Elle décore même les
toiles d’araignée formant de jolis colliers éphémères pour les elfes de la forêt de Nymphora. Sur une pierre, une perle plus grande que les autres luit au soleil. En la regardant de plus près, on
pouvait distinguer deux autres petites gouttes à l’intérieur, pareil à des yeux, et une toute petite bouche. A côté de cette perle, assis sur une feuille, une couronne de lierre posée sur des
cheveux blonds, laissant apparaître deux oreilles pointues, se tenait un elfe. La perle et l’elfe s’entretenaient.
- Roséa, nous devons parler, l’heure est grave !
Dit l’elfe
- Je t’écoute Natanaël ! Répondit la perle,
surprise par le ton anxieux de l’elfe. Pourquoi tant de peur dans ta voix ?
L’elfe regarda autour de lui, le regard triste,
il répondit :
- L’harmonie entre les quatre éléments l’air, le
feu, l’eau et la terre se meurt.
- Pourquoi dis-tu une chose pareille Natanaël le
Sage ? Demanda Roséa inquiète.
Natanaël se mit debout, les bras vers le ciel, il
tourna sur lui-même et dit :
- Je le vois, je le sens, l’entends même. Une
force inconnue prend possession de nos éléments…
- Comment le sais-tu ? Coupa
Roséa
- Je suis Natanaël le Sage, les anciens m’ont
offert le don du langage universel. Je comprends les végétaux, les insectes et les animaux. En échange de se savoir, je me suis engagé à maintenir l’équilibre, malheureusement, celui-ci est sur
le point de m’échapper et je faiblis de jour en jour.
La perle se laissa glisser de sa pierre et
s’arrêta près de Nat. Elle l’observa et lui dit :
- Excuse-moi de t’interrompre Nat, mais quand
m’as-tu parlé de tes ancêtres et quand tu dis que tu faiblis, que veux-tu me faire comprendre ?
- Pardonne-moi ! Si tu le désire, je vais
t’expliquer leur histoire ! Répondit l’elfe en s’installant sur une pierre.
«?€€Mille ans avant notre ère, les hommes et les
elfes des forêts ainsi que toute vie sur terre vivaient en parfaite harmonie. L’homme et les elfes respectaient la nature. Ainsi nos fleurs, nos arbres, nos insectes et nos animaux se
reproduisaient dans la plus grande sérénité. L’homme ne chassait que par nécessité et les elfes cueillaient les fleurs et les plantes qu’en cas de besoin. Pour lier notre amitié et prouver leur
bonne volonté les hommes forgèrent des talismans représentant les quatre éléments. Le talisman du feu, représentant le soleil, sertit d’ambre. Le talisman de l’air, ressemblait à des ailes,
décoré d’un diamant. Le talisman de l’eau, représentant des vagues, sertit d’un saphir. Et enfin le talisman de la terre en forme d’épi de blé avec une émeraude.
Les elfes eux décidèrent de lier les talismans
par la magie. Le roi Malofé, un elfe
rondouillard avec une barbe imposante et un bâton
à la main, s’approcha du dolmen où les talismans étaient posés puis il commença :
- Toi talisman du feu, éclaire-nous dans les
endroits les plus sombres, toi talisman de l’eau, libère-nous du feu que toi seul peux vaincre, toi talisman de la terre, offre-nous abondance de nourritures quand la famine fait rage et toi
talisman de l’air contribue à notre oxygène primordial pour notre souffle.?€€»
Roséa écoutait attentivement Natanaël, mais elle
ne put s’empêcher d’interrompre le récit de l’elfe :
- Nat, excuse-moi mais où se trouvent les
talismans à présent ?
L’elfe surpris répondit
:
- Patience…patience Rosie, j’y viens
!
- Oh pardon Nat…je me tais ! Dit Rosie, voyant
que son interruption fut mal venue.
L’elfe reprit son récit
:
«?€€ Une fois la cérémonie terminée, le chef des
hommes prit la parole.
- Cher peuple elfique nous avons décidé de
laisser les talismans sous votre protection…
- Pardon ! Coupa Malofé. Pourquoi veux-tu nous
laisser les talismans ? Je ne comprends pas.
- L’homme est bon là n’est pas la question. Mais
malheureusement certains d’entre nous désirent plus que tout la puissance et si les talismans tombent entre les mains de l’une de ces personnes, ils pourront être utilisé pour commander aux
éléments et ce serait une catastrophe pour notre planète. Nous ne voulons pas être responsables de cette destruction. Donc pour le bien de notre planète, nous désirons vous laisser les
talismans.
Un malaise apparût au sein du peuple elfique. Le
chef des hommes ressentit le malaise et reprit :
- Je comprends votre indignation. Ce genre
d’attitude est impardonnable mais je vous assure mes amis que les talismans seront plus en sécurité entre vos mains.
Le roi Malofé réfléchit à l’offre des hommes. Au
bout d’un petit moment, il accepta et prit la parole :
- Cher peuple humain et elfique, vous devez
savoir qu’un seul être de notre communauté ne peut endosser une telle responsabilité. Il mettrait sa vie en danger. Nous allons devoir séparer les talismans, en espérant qu’ils ne soient jamais
réunis. Pour ce faire et en tant que Souverain de Nymphora, j’ai décidé de remettre les talismans à nos quatre plus valeureux elfes. Donc quand je prononcerai vos noms, je vous prie de bien
vouloir vous approcher. Mais attention ce n’est pas un ordre, je vous demande ça comme un service, vous pourrez refuser.
Soudain le silence envahit la forêt, tous les
elfes regardèrent leur roi. Malgré cette lourde responsabilité, tous espéraient être nommés. Ils piochèrent au fond de leur souvenir pour savoir ce qui pourrait faire la
différence.
Malofé commença :
- Moi Malofé, Roi de Nymphora, je demande à Céres
de s’approcher.
Une elfe sortit de la foule, le cœur battant à la
chamade, les joues écarlates. Elle s’agenouilla devant Malofé et le regarda :
- Céres, mon amie, tu as appris aux elfes l’art
de cultiver la terre, de semer et de récolter pour ceci, je t’offre, si tu le veux, le talisman de la terre.
Céres tendit sa main droite et l’accepta. Une
drôle de sensation lui parcourut tout son corps. Puis elle se retira et prit place à côté du dolmen, tout en observant son talisman.
Malofé continua :
- Damona, mon amie, rejoins-nous
!
Une elfe blonde portant un collier en forme de
coquillage et une robe bleue s’avança timidement et se posa devant Malofé.
- Toi qui a voué ta vie au bien être du peuple de
l’eau, je te lègue, si tu es d’accord, le talisman de l’eau.
Damona accepta ce bijou à la fois effrayant et
mystérieux. Elle se retira, sa main pleine de petites gouttes d’eau.
La tension battait son plein au sein du peuple,
il ne restait que deux places pour espérer être un protecteur de talisman. Malofé reprit :
- Il nous reste le talisman de l’air et j’ai
décidé dele remettre, s’il l’accepte bien entendu, à Notos ! Approche mon ami…approche !
Un elfe, un bandeau orné de plumes sur la tête,
fier d’avoir été choisi se fraya un chemin au milieu de la foule. Notos se mit à genou devant son roi pour recevoir son talisman.
- Toi qui as toujours voulu voler pour vivre en
harmonie avec les oiseaux, je t’offre le talisman de
l’air. En prenant son emblème, une rafale de vent
s’engouffra dans ses cheveux. Notos se releva et alla rejoindre les autres désignés.
Malofé appela son dernier protecteur ou plutôt sa
dernière protectrice :
- Je demande à Arina de venir à moi
!
Arina fut surprise d’entendre son nom, elle était
trop jeune pour avoir pu prouver quoi que ce soit. Malgré tout elle se dirigea doucement, la tête baissée.
- Redresse-toi Arina ! Montre-nous ton joli
visage !
Elle obéit mais ses joues étaient toutes
rouges.
- Je désire te donner une vie meilleure. C’est
vrai que tu n’as pas pu nous prouver que tu étais une guerrière valeureuse mais ton courage est pour moi, et je pense que pour les autres aussi, exceptionnel. Acceptait le fait que tous les soirs
à la tombée de la nuit, tu te transformes en pierre, me suffit. C’est pourquoi je t’offre le talisman du feu ou plutôt de la lumière. Que celui-ci t’éclaire même dans les endroits les plus
sombres.
Les larmes aux yeux, Arina pris son talisman et
un rayon de soleil perça les nuages et éclaira son visage. Elle remercia son roi pour ce cadeau merveilleux.
Une fois les talismans distribués, Malofé invita
ses quatre valeureux elfes à se réunir autour du cercle magique, qu’il avait fait apparaître grâce à son bâton magique. Puis il parla en langage elfique en faisant de grands ronds avec son bâton,
bras en l‘air. Soudain une myriade de petites étoiles multicolores s’échappa de la pierre qui ornait son bâton. Un spectacle éblouissant se produisit. Toutes les petites étoiles se rejoignirent
et ne formèrent qu’une seule et même étoile. Les talismans étaient liés à jamais. Les quatre elfes décollèrent du sol ensemble, les bras tendus vers le ciel, ils étaient enveloppés par une bulle
argentée. Malofé baissa ses bras et les elfes descendirent doucement sur le sol et la bulle argentée se dissipa. Les «?€€quatre?€€» étaient à présent immortels et liés à leur talisman. Une fois
que toute la magie disparut, les elfes furent surpris…Au milieu du cercle magique, une petite fille humaine était assise, un sourire sur ses lèvres, les yeux pétillants, elle applaudissait les
elfes. La petite se mit à parler :
- Bravo, bravo, encore, je veux encore des!!
Dicouleurst -elle en frappant des mains.
Soudain, un bruit de craquement de branche que
l’on écrase rompit le silence. Malofé se retournât et aperçut un humain derrière le grand chêne, il s’écria :
- Garde, garde ! Derrière le grand chêne on nous
espionne !
Tous les regards se dirigèrent vers le chêne et
dans le brouhaha on put entendre des voix :
- C’est un humain ! Que fait-il ici
?
- De quel droit nous espionne-t-il ? Cria un
autre elfe
Malofé devait réagir vite. Même avec la meilleure
volonté, les gardes ne pourraient rattraper l’espion. Celui-ci comprenant qu’il avait été repéré, s’enfuit. Les gardes ne furent pas assez rapides. L’homme était déjà loin, emportant le secret
des talismans avec lui.
Dans la panique, la mère de la petite fille, la
saisit par le bras et s’enfuit.
- SILENCE ! Dit Malofé en criant autant qu’il le
pouvait. Silence cher peuple de Nymphora. Céres, Damona, Notos et Arina approchaient. Nous devons agir au plus vite. Il est tant pour vous de mettre les talismans en sécurité. Malheureusement,
j’aurai aimé vous dire adieu comme il se doit mais la le temps nous manque. Je suis désolé mes chers amis de vous avoir imposer un tel fardeau.
Notos s’approcha de son roi et lui prit la main.
Il le regarda droit dans les yeux et lui dit :
- Ne le soyez pas Malofé. Nous avons fait serment
de protéger les talismans et l’heure est venue.
Malofé s’inclina devant ses
elfes.
- Merci. Une telle dévotion, je n’ai pas les mots
pour vous exprimer ma gratitude. Dit Malofé, la voix tremblante.
Cérès fut la première à agir. Elle regarda son
talisman, il brillait de mille feux, comme-ci, il savait
que sa maîtresse avait besoin de lui, de sa
protection et de sa magie. Il se mit à luire de plus en plus. Soudain une lumière aveuglante s’interposa entre Cérès et les autres. La lumière était si forte que tous les elfes se retournèrent.
En quelques secondes, la lumière avait faibli et la communauté des elfes vit apparaître devant eux une manifique jument. Elle portait à son cou un collier pourvu d’une émeraude. Sa robe était
d’une telle blancheur que l’on aurait dit de la neige fraîchement tombée. Elle se tenait sur son train arrière et comme pour dire adieu, elle fit des signes avec ses pattes avant. Elle se
redressa et galopa s’en se retourner une seule fois, vers les collines. Ce fut la dernière fois que les elfes virent Céres. Malofé scruta la colline, les yeux pleins de tristesse, en sachant que
son amie ne serait plus auprès des siens. Notos scruta la colline et ensuite regarda son talisman. Le talisman sentit la chaleur corporelle de son maître envahir sa pierre précieuse. Il était
tant pour eux deux de se mêler. Notos regarda ses bijoux et soudain une sphère bleue apparût. Notos mit ses mains vers le ciel et une paire d’aile remplaça ses bras. Son visage se transforma, un
bec pris la place de son nez puis la sphère se dissipa doucement. Notos prit son envol, bercé par le vent. Malofé regarda vers le ciel et fit des signes d’adieu à son
ami.
Arina qui savait que c’était son tour, observa
son talisman. Ils étaient tant pour eux de faire leur adieu. Sachant pertinemment que son talisman la comprenait, elle lui dit «?€€Je te promets de te protéger mais pour cela tu dois me faire
confiance et me laisser puiser la magie qui émane de toi.?€€» Soudain le talisman se mit à luire si fort que la lumière devenait insoutenable. Tous les elfes se retournèrent, puis une flamme
jaillit de la pierre. Une boule de feu s’élança dans les airs et alla se poser sur la plus haute colline de Nymphora. Malofé fut le premier à s’apercevoir qu’Arina avait disparu, il fit un tour
sur lui-même, son regard s’arrêta sur la plus haute colline et il vit une flamme. Cette flamme, c’était Arina. Elle pourrait à présent vivre, vivre avec la lumière qui lui avait tant
défaut.
Damona s’approcha de Malofé, elle lui empoigna
les mains et lui dit :
- Malofé je dois me rendre auprès du lac. Je te
remercie pour ta confiance et te dis adieu.
Malofé baissa les yeux et répondit
:
- J’entends bien Damona, je te souhaite une
longue vie auprès du peuple sous-marin. Au revoir mon amie.
L’elfe retira ses mains doucement et tourna les
talons. Elle se dirigea vers le lac sans se retourner, de peur que Malofé sente la tristesse qui l’envahissait. Elle marcha, marcha avec son talisman serré dans sa main jusqu’à ce qu’elle arrive
là où son destin l’attendait. Enfin elle devina le lac. Doucement, elle pénétra dans l’eau, regarda sa pierre et plongea. Une centaine de poissons s’approchèrent de leur bienfaitrice. Le talisman
qui était dans son élément, déploya son énergie. Une lumière intense éclaira les profondeurs du lac et Damona pris l’apparence d’un poisson. Le talisman qui était devenu plus petit orné le cou du
poisson. Ainsi une nouvelle vie commença pour Damona au côté des autres poissons.
Roséa silencieuse, réfléchit. Comment Natanaël
pouvait connaître aussi bien les détails de la cérémonie, une question lui brûla les lèvres :
- Hum…! Nat, il y a un point que j’aimerai
éclaircir. Etais-tu présent à la cérémonie ?
Le sage se leva de sa pierre et répondit
:
- Oui j’y étais, tu as
raison.
- Alors tu as plus de mille ans ? Questionna la
bulle.
- Mille quinze ans pour être exact, rétorqua Nat,
un sourire au coin des lèvres.
Natanaël se baissa, posa son doigt à côté de
Rosie, celle-ci se laissa glisser doucement dessus. Nat amena son doigt devant son visage et Rosie lui dit :
- Je ne pensais pas que les elfes des forêts
pouvaient vivre aussi longtemps !
- Non ils ne peuvent pas ! Ajouta le sage en
souriant.
- Alors pourquoi toi
?
L’elfe reprit son récit
:
Après que les elfes protecteurs aient choisi leur
destin, ce fut au tour de Malofé de choisir le sien.
Un elfe d’une quinzaine d’années se tenait à côté
du Roi. Il était blond avec une couronne de lierre posait sur sa chevelure. Il observait le Roi et lui demanda :
- Père vous avez l’air soucieux ? Que se
passe-t-il ?
Malofé en pleine réflexion sursauta et répondit
:
- Euh… oui, pardon mon fils. C’est vrai, je suis
soucieux de ton avenir Nat.
- Comment ça mon avenir ! Mais…mon avenir c’est
de régner à vos côtés, Père. N’est-ce pas ?
Malofé posa sa main sur le dolmen et lança un
regard à son fils.
- Non Natanaël ! Ton destin ne sera pas de régner
à mes côtés mais de maintenir l’équilibre entre les quatre éléments. Viens Nat, rentrons à la maison, nous allons en discuter devant un bon repas. Ta mère et ta sœur doivent nous attendre. Ils
prirent le chemin de leur maison. Le soleil déclinait. Le silence était pesant. Mais Nat impatient rompit ce silence.
- Père…excuse-moi. Comment vais-je maintenir
l’équilibre ?
- Tu es toujours aussi impatient Nat ! Bon
d’accord, viens près de moi.
Malofé s’installa sur une pierre et Nat s’assit
près de lui.
- Je suis le dernier elfe à possèder des pouvoirs
magiques donc grâce à cette magie je vais te faire le don du langage universel…
- Le langage universel ! Tu veux dire que je vais
pouvoir communiquer avec toute vie sur terre ? Bah mince alors ! Répondit Nat surpris.
- Oui, oui ! Mais il faut que tu saches la vérité
mon fils ! Si je t’offre le langage universel, je t’offre l’immortalité et moi je perds la mienne.
Natanaël se redressa brusquement et regarda son
père, les yeux larmoyants.
- Vous…voulez dire par là que vous allez mourir
!! NON, NON ET NON !! Hurla Nat.
Malofé se redressa à son tour et empoigna les
mains de son fils.
- Oui ! Mais ne réagit pas comme ça, c’est dans
l’ordre des choses et c’est mieux ainsi
! Je ne veux pas voir ma famille partir avant
moi.
- Mais…père !
- Non Nat c’est mon choix et je ne reviendrai pas
sur ma décision.
- Très bien père si tel est votre choix qu’il en
soit ainsi. Conclue Nat tristement.
Malofé mit son bâton magique devant lui et passa
une main sur le cristal comme pour ouvrir un livre. Un halo de lumière s’empara de Nat. Son corps décolla du sol, il fit trois tours sur lui-même et Malofé récita une formule complexe en langage
elfique.
Roséa, la bulle magique, était bouche-bée. Elle
n’en croyait pas ses oreilles. Nat le sage descendant de Malofé. Stupéfaite elle ne trouva rien à dire sauf :
- Toi, tu es le fils de Malofé!! Incroyable !!
Ainsi je comprends mieux pourquoi tu as mille quinze ans.
- Eh oui, je suis
immortel.
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