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Et Dieu créa les gays

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La communauté a été créée le vendredi 12 février 2010 et cela fait 3 semaines et 4 jours qu'elle existe. Nous sommes aujourd'hui le mardi 9 mars 2010 et je compte en tout 37 blogs inscrits, 75 articles déjà publiés dessus et 1 forum avec pour l'instant 1 seul sujet de discussion qui comporte déjà 7 réponses !
La communauté marche plutôt trés bien et je compte en faire la meilleur communauté ! pour cela, il faut s'inscrire et publier dessus pour se faire connaître !
Je compte sur vous tous et puis...
A NOUS LA GLOIRE !
 

chapitre 2

Le rêve


Naëlise, nous avons besoin de toi ! Viens, viens…la forêt de Nymphora ! Sauve-nous !?€€»

- Encore ce rêve. Pourquoi toujours le même ?

Le front tout en sueur, Naëlise se réveilla en sursaut. Ce rêve elle le faisait toutes les nuits depuis une semaine. Pourquoi ? La réponse, elle ne la connaissait pas. Elle se leva de son lit. Elle était mince et grande, une cascade de cheveux bouclés bruns, tombée délicatement sur ses épaules. Elle se dirigea doucement dans l’obscurité de sa chambre, prit un élastique sur sa coiffeuse et s’attacha les cheveux. Elle entra dans la salle de bain, mit les mains sur l’évier et observa son reflet dans le miroir. Ses yeux étaient tout embrumés par le sommeil, elle ouvrit le robinet, plaça ses mains sous l’eau et s’aspergea le visage pour se réveiller. Une fois de plus, elle se regarda.

«?€€Il faut absolument que je comprenne ce qui m’arrive ! Je vais me rendre dans cette forêt.?€€» Se dit elle sur un ton déterminé et motivé. L’explication est là-bas !

Elle retourna dans sa chambre et se jeta sur son fauteuil. Elle alluma sa lampe de chevet et prit son bouquin préféré «?€€Harry Potter et les reliques de la mort?€€» ; elle commença à lire. Elle s’adonnait à sa passion mais pas n’importe quelle lecture, elle préférait par-dessus tout les livres sur la magie, les elfes et autres créatures magiques. Ces livres qui vous emportent loin dans un monde imaginaire et parfait, loin des hommes et de la vie de tous les jours. Cette vie si prévisible, si ennuyeuse, avec ces humains qui ne respectent plus rien, qui détruisent notre terre avec leur gaz d’échappement et leur produit toxique. La sonnerie du réveil retentit. Elle regarda l’heure. Sept heures, il était tant pour elle de se préparer pour se rendre en cours. Elle posa son roman et alla se doucher. Elle ouvrit son armoire et choisit ses vêtements. Elle opta pour un jeans bleu délavé, un tee-shirt blanc et son gilet préféré. Un gilet complètement détendu mais ce n’était pas grave puisqu’elle se sentait parfaitement bien avec. Ce n’était pas le genre d’adolescente à passer deux heures à choisir une tenue. D’ailleurs elle n’avait pas de petit ami et cela ne l’intéressait guère de se pavaner devant eux, à l’affût du moindre regard insistant de la part de «?€€Messieurs, ces garçons?€€». Elle descendit prendre son petit déjeuner. Sa mère était déjà debout, la poêle à la main, en pleine cuisine.

- Bonjour maman ! Bien dormi ! Dit Naëlise en s’approchant de sa mère pour l’embrasser.

- Oui merci ma puce ! Et toi ?

- Bien merci.

Naëlise ouvrit le placard, sortit son bol, les céréales et prit du lait. Elle s’installa à table et commença à manger.

- Au fait maman, après les cours, je peux aller me promener près de la forêt s’il te plait ? Demanda-t-elle entre deux bouchées.

- Oui, mais ne t’enfonce pas trop dans la forêt, tu risquerais de te perdre. Pense à prendre ton portable. Ordonna Mme Terry.

- Maman enfin tu sais très bien que je ne supporte pas les portables…

- Oui je sais mais s’il te plait, je serai plus rassurée ! Lança-t-elle.

- Ok, ok je vais le prendre ! Ca te va ! Rétorqua sa fille qui ne voulait pas contrarier sa mère et surtout éviter qu’elle lui fasse la morale.

Naëlise débarrassa sa table, prit son sac de cour et sortit de chez elle. Le lycée n’était qu’à quelques pas de la maison. Pratique quand on est contre les voitures. Elle brancha son mp3 et prit la direction du lycée. Soudain elle sentit une main tapotée son épaule, elle sursauta et se retourna. Julie, une de ses rares amies, se tenait à côté d’elle. Elle était plus petite qu’elle, toujours habillée à la dernière mode, des cheveux blonds ondulés, un regard azur et un maquillage parfait. Le genre d’adolescente qui fait attention à son apparence, tout le contraire de Naëlise. Mais cela n’enlevait rien à sa gentillesse.

- Salut ! Ça va ce matin, tu as l’air fatigué ? Lança Julie, inquiète.

- T’inquiète pas, j’ai juste passé une mauvaise nuit, rien de bien grave ! Dit Naëlise en reprenant sa marche.

- Bon tant mieux. Dis-moi Naëlise. Est-ce que tu veux venir avec moi faire les magasins après les cours ? J’ai une soirée samedi et je n’ai rien à me mettre.

- Euh…c’est gentil Julie mais j’ai déjà quelque chose de prévue ! Répondit Naëlise. Tu ne m’en veux pas ?

- Non ce n’est pas grave. Bizarrement, je m’en doutais ! Dit elle en souriant.

Elles arrivèrent aux portes du lycée, Julie fit de grands gestes, quand elle aperçut son petit ami Samuel, qui se tenait près du garage à vélo. Elle courut en laissant Naëlise à côté du portail et se jeta dans les bras de Sam. Elle l’embrassa passionnément. Naëlise observa la scène de loin et malgré tout une petite pointe de jalousie l’envahit. Julie sortait avec Sam depuis quelques mois maintenant, leur couple semblait sérieux, ils avaient beaucoup de points en communs. Naëlise plongea dans ses pensées : «?€€Ca doit être très enrichissant de partager les mêmes passions…?€€»

Elle scruta Julie et Sam, main dans la main, qui s’avançaient vers elle pour la rejoindre.

- Salut Naëlise, ça va comme tu veux aujourd’hui ?

- Oui merci et toi ? Répondit-elle.

- Bien merci.

Naëlise tourna les talons quand Julie l’interpella :

- Eh Naëlise, on mange ensemble à midi ?

- Ok à tout à l’heure ! S’exclama-t-elle.

Elle les salua et prit la direction de la salle de biologie, premier cours de la journée. Elle pénétra dans la classe, un frisson la parcourut, la salle était froide, les murs étaient blancs, le carrelage était blanc, les bureaux étaient ornés de faïence blanche. Les éviers étaient en inox et les microscopes noirs ce qui n’arrangeait rien à la froideur de la pièce. Seuls quelques exposés effectués au court de l’année par les élèves égayaient un peu l’environnement. Naëlise s’installa à son bureau, sortit son classeur, sa trousse et son livre. Quand elle se redressa, son professeur se tenait dans l’embrasure de la porte, avec à ses côtés un nouvel élève. Un deuxième frisson lui parcourut le corps mais pas pour les mêmes raisons. Discrètement, elle dévisagea le nouvel arrivant. Il était grand, mince, ses cheveux bruns tous ébouriffés lui donnait un côté bad boy et aussi fort sympathique. Il portait un jean bleu délavé et un pull blanc à capuche. Madame Frichet et lui s’approchèrent du bureau.

- Bonjour tout le monde. Je vous présente Jonas Legrand. Il vient d’emménager dans notre ville. Commença Mme Frichet. J’espère que vous l’accueillerez comme il se doit ! Conclue-t-elle.

Jonas traversa la classe, il cherchait une place libre, mais tous les bureaux étaient pris. Une place restait vide, s’était à coté de Naëlise. Il avança, tous les regards se posèrent sur lui comme à chaque fois qu’un nouvel élève arrive dans un nouveau lycée, on l’observe, on se demande s’il est sympa…

Il stoppa sa marche et demanda à Naëlise s’il pouvait s’installer à son bureau.

- Euh oui bien sûr ! S’empressa-t-elle de répondre, surprise. Je m’appelle Naëlise.

Jonas prit place à ses côtés, il sortit ses affaires et la remercia. Le cours commença. Naëlise eut beaucoup de mal à se concentrer. Était-ce le fait qu’elle devait se rendre à la foret de Nymphora ou le fait que le plus beau des garçons qu’elle ait vu, venait de prendre place à côté d’elle, elle ne saurait le dire. La sonnerie retentit, les élèves se dirigèrent les uns après les autres vers la sortie.

- Naëlise, tu veux bien être mon guide pour la journée ? Demanda Jonas en fermant son sac à dos. Je dois avouer que je suis un peu perdu dans votre lycée, il est vaste ! Dit il en souriant.

- Il n’y a pas de souci ! Viens maintenant, nous avons une heure de mathématiques à l’étage. Au fait d’où viens-tu ? Demanda Naëlise en mettant son sac sur le dos.

- Du lycée Jean de La Tour au Sud d’Illibria . Répondit Jonas en emboîtant le pas de Naëlise.

Midi sonna. Naëlise se rendit au self. Il y avait beaucoup d’élèves. Au loin elle aperçut Julie et Sam assis à une table du fond. Elle prit son plateau et alla les rejoindre.

- Salut, vous deux ! Dit elle en prenant place à côté de Julie. Les cours se sont bien passés ?

- Oui ça va. La prof de français nous a emmené voir un film à la bibliothèque !

- Bien. Il parlait de quoi ce film ?

- Eh bien à dire vrai, je ne sais pas trop, nous étions occupés à autre chose. Répondit Julie en rougissant. Je ne vais pas te faire un dessin ! Continua-elle en souriant et en regardant furtivement Sam.

- Ok je vois ! S’exclama Naëlise.

Naëlise commença à déjeuner sans grand enthousiasme. Elle regardait de temps en temps en direction de la porte du self en espérant voir Jonas. Son petit manège ne passa pas inaperçu.

- Tu attends quelqu'un ? Lança Julie, curieuse.

- Euh…non, non pourquoi ? Se risqua Naëlise, en baissant les yeux sur son plateau.

- Comme ça, une idée ! Retorqua Julie pas très convaincu de la réponse de son amie.

Pourtant elle avait vu juste, Naëlise avait espoir de voir Jonas. Ils s’étaient séparés au moment où elle décida de se rendre aux toilettes pour se laver les mains avant le déjeuner. En sortant, elle avait été surprise de voir qu’il n’était plus dans la cour.

Elle n’arrivait pas à chasser de son esprit son visage, ce regard, sa façon de marcher, de sourire. Ce petit sourire en coin qui ferait craquer n’importe qui…

- Eh oh !! Naëlise ! Tu es avec nous ! Lança Julie en la secouant gentiment.

- Quoi ? Pardon, tu m’as parlé ? Dit Naëlise en sursautant.

- Regarde là-bas, il y a un garçon qui te fait des signes ! Dit Julie.

Son regard se dirigea dans la direction indiquée par son amie. Un sourire discret se dessina sur ses lèvres quand elle entrevit Jonas une main levée et l’autre tenant son plateau. Elle leva sa main à son tour et lui fit signe de les rejoindre. Il se fraya un chemin dans la foule et alla à leur table. Elle l’observa marcher. Il est vraiment séduisant pensa-t-elle. Son cœur battait plus vite à présent, une sensation de plaisir lui parcourut tout le corps. Elle secoua la tête comme quelqu'un qui cherche à chasser des pensées peu convenables. Jonas prit place à ses côtés, une odeur de parfum lui chatouilla les narines, Naëlise le présenta à ses amis.

- Je vous présente Jonas, tout droit arriver de Vallert. Jonas, je te présente Julie et Sam. Continua-t-elle. Voilà les présentations sont faites.

- Salut Jonas ! Soit le bienvenu dans le lycée le plus cool d’Illibria ! Dit Sam avec une pointe d’ironie.

Ils déjeunèrent en se remémorant quelques anecdotes sur le lycée et les profs. Sam était très doué pour raconter ce genre de chose et les quatre jeunes rirent de bon cœur.

Leur repas terminait, Julie et Sam s’éclipsèrent rapidement. Mais Julie prit le temps de regarder son amie pour lui faire un clin d’œil qui voulait tout dire.

- Bon et bien à demain Jonas ! Lança Naëlise.

- Oui à demain ! Et merci d’avoir été mon guide pour la matinée.

- De rien ! Et si demain tu as encore besoin de moi n’hésite pas.

Naëlise regarda Jonas s’éloigner. Elle pensa à l’interrogatoire que Julie lui réservera demain. Il était tant maintenant de se rendre la où son destin l’attendait.

Naëlise prit le chemin de la forêt, avec une certaine appréhension. Un mélange d’excitation et de peur s?€€‘empara d’elle. Elle s’éloigna de la ville. Arrivée au croisement de la neuvième rue, elle entrevit le panneau indiquant la direction de la forêt.

Naëlise n’était pas une adolescente comme les autres. Elle passait son temps libre à lire, s’informer sur la nature. Mais sa lecture préférée concernait surtout les elfes et la magie. Secrètement, elle savait que la magie n’était pas un mythe, elle y croyait. Elle avait espoir qu’un jour, un magicien se présent à elle et l’aide à réparer les erreurs des hommes. Ces erreurs ou plutôt ces horreurs la rendait malade. L’odeur des gaz d’échappement, des déchets, de ces produits toxiques qui détruisent la couche d’ozone, elle ne le supportait plus. Son désir le plus cher, trouver un endroit dépourvu de toute pollution avec un air pur, où elle pourrait se réfugier et laisser libre court à son imagination.

Naëlise marcha pendant une dizaine de minutes et enfin elle aperçut la forêt. Elle était vaste. Jamais elle ne s’était aventurée dans celle-ci. Elle n’avait aucune confiance de ce qui pouvait se trouver à l’intérieur et surtout elle craignait de se perdre.

- Comment je vais savoir où il faut que j’aille, aucune personne saine d’esprit ne s’aventurerait dans la forêt, sans pouvoir retrouver son chemin ! Comment faire réfléchit ! Se motiva-t-elle.

Soudain son regard se posa sur le sol humide et une idée surgit. Elle ôta son sac à dos, y retira sa trousse de feutres et crayons de couleur. Elle repositionna son sac sur le dos et avança doucement. Elle compta le nombre de pas qu’elle faisait en s’arrêtant à vingt et elle planta un feutre dans la terre humide. Elle continua sa marche, compta vingt autres pas et planta un second feutre. Elle continua ainsi jusqu’à ce qu’elle aperçoive au loin une lueur. Elle s’arrêta brusquement et se frotta les yeux.

Son cœur battait deux fois plus vite maintenant, la peur la submergea, son front ruisselé, ses jambes étaient en coton, elle n’arrivait plus à avancer, la peur la paralysa. Comment une lueur si intense avait pu faire son apparition si soudainement ? Devait-elle suivre son chemin ou devait-elle le rebrousser ?

- Allez arrête de faire l’enfant et va voir cette lumière, il ne t’arrivera rien ! Se dit elle à haute voix pour se rassurer. Elle reprit sa marche timidement en jetant des regards inquiets à droite, à gauche et derrière elle. Soudain elle sentit la chaleur de la lueur lui lécher le visage. Elle pénétra dans la lumière en mettant un bras sur son visage et comme par magie, sa peur, ses doutes, son inquiétude firent place à la légèreté et le bien être qui envahirent tout son corps. Elle descendit son bras mais laissa ses yeux fermés, elle préférait écouter ce qui l’entourait. Le chant des oiseaux murmurait doucement à son oreille, une cigale jouait avec ses pattes arrières, le vent s’engouffrait doucement dans les feuilles et les buissons, de l’eau coulait à un rythme soutenu. Sa patience ne pouvait plus durer, ses paupières s’ouvrirent. Un spectacle merveilleux venait d’apparaître.

- Fabuleux !! Merveilleux !! Quelle beauté !! Une merveille de la nature !! S’exclama Naëlise.

Devant elle se tenait un lac pourvu d’une eau limpide. Des nénuphars flottés au gré des vagues formées par une cascade, de jolies grenouilles plongeaient et ressortaient en faisant un bond pour se poser sur les nénuphars, des araignées d’eau glissaient joyeusement à la surface de l’eau. Elles donnaient l’impression de patiner sur une surface glacée. Elle resta ainsi à observer les lieux en écoutant le chant des oiseaux . Jamais Naëlise n’avait vu un endroit si reposant. Elle détourna son regard et aperçut un arbre gigantesque. En l’admirant de plus prés et grâce à ses feuilles, elle en déduit que c’était un chêne. Elle déposa son sac au pied de l’arbre et s’assit à côté en fermant les yeux. Le sommeil s’empara d’elle…

«?€€Naëlise nous avons besoin de toi ! Viens ! Viens ! Tu dois nous sauver?€€».

Elle se réveilla en sursaut, se redressa, leva les mains vers le ciel et cria :

- Je suis là ! Que me voulez-vous ?…

- A qui crois-tu parler ? Reprends-toi, nous ne sommes pas dans un de tes livres de magie.

Elle jeta un coup d’œil à sa montre, il était déjà dix huit heures…Elle devait rentrer au plus vite. Naëlise empoigna son portable et téléphona à sa mère pour lui annonçait qu’elle arrivait bientôt. Elle prit le chemin du retour en faisant attention de ne pas oublier ses feutres.

Après un bon repas, Naëlise monta se coucher. Elle s’endormit rapidement. Sa dernière pensée fut pour Jonas.

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